2025 · Jeudi 22 mai
Inclusion · Cinéma

Les Écrans Inclusifs (1ère Édition – Festival de Cannes)

Dans un cadre symbolique pour cette première édition, qui place l’inclusion au cœur du 7e art.

TABLE RONDE 1 — Les intervenants (inspirants !) :

  • Charles Peccia Galletto — acteur, présélectionné aux César 2025 dans la catégorie « Meilleur espoir masculin » pour son rôle principal dans le film Mon Inséparable, réalisé par Anne-Sophie Bailly. C’est une autre démonstration forte que les opportunités existent quand les portes s’ouvrent.
  • Olivier Couder — Théâtre du Cristal
  • Florie Carbonne — directrice de casting
  • Léopoldine Huyghues-Despointes — actrice, réalisatrice, productrice internationale, elle a monté cette année les marches du Festival de Cannes. C’est une démonstration éclatante que le talent existe chez tout le monde, y compris chez les personnes en situation de handicap.
  • Animée par Lara Sarciaux — Agence Cristal

TABLE RONDE 2 — Avec des experts engagés :

« C’est très intéressant, ce qu’ils ont dit. Moi je suis 100% d’accord avec eux.
Ils parlaient parfois de l’école, et de comment il ne faut pas mettre les handicapés de côté. Ça, c’était vraiment intéressant. C’est important pour le futur. »

Marc, 13 ans, passionné d’audiovisuel

Et sur les avancées à Cannes, il a ajouté :

« Oui, c’est mieux qu’avant. Même si on n’est pas encore au point, les choses deviennent plus adaptées. C’est bien de voir que ça avance. »

Marc

Son regard, simple et juste, montre que ces discussions ont du sens, même pour un ado de 13 ans. Il comprend que quelque chose est en train de bouger. Et il sent que, peut-être, lui aussi pourra avoir une place dans ce monde qu’il aime tant — celui de l’audiovisuel.

Je suis profondément reconnaissante d’avoir pu vivre cet événement avec lui. C’était un moment fort, porteur d’avenir.
Et je continuerai à chercher, créer et partager tout ce qui peut lui ouvrir les portes.
Parce que l’inclusion, c’est un droit, pas une faveur.

En tant que maman aidante d’un enfant en situation de handicap passionné par l’audiovisuel, j’ai ressenti une immense chance d’être présente à cette première édition des Écrans Inclusifs au Festival de Cannes.

Cet événement, c’est bien plus qu’une table ronde ou une conférence. C’est un moment unique, fort, symbolique, qui pose des bases solides pour une véritable révolution dans le monde du cinéma et des médias. Pour une fois, le handicap n’était pas en marge — il était au centre des débats, traité avec respect, expertise et ambition.

Les avancées très récentes du Festival de Cannes :

  • Pour la première fois, les cartes d’accréditation affichaient le pictogramme handicap
  • Une salle dédiée aux PMR était mise en place
  • Les ascenseurs étaient accessibles

Ces petits grands pas montrent qu’on avance. Et qu’il y a un vrai travail de fond en cours.

Une perspective d’avenir pour Marc

La deuxième table ronde, centrée sur l’éducation, la formation et l’inclusion professionnelle, m’a profondément touchée. Elle a fait écho direct à notre propre parcours : Marc a 13 ans, il est passionné par l’image, le son, la création. Pour lui, cette discussion était porteuse d’espoir, d’opportunités à venir.
Ce que j’ai compris, c’est qu’il existe déjà des référents, des dispositifs, des passerelles, et que d’autres sont en cours de construction.

Il ne faut pas passer à côté de ces chances. Même si aujourd’hui les chemins sont encore complexes, ils existent. Et avec les bons soutiens, les bons relais, on peut les emprunter.

En conclusion

Oui, cette première édition des Écrans Inclusifs était une réussite immense. Oui, c’était puissant, juste, inspirant. Et oui, j’espère de tout cœur qu’il y aura une 2ᵉ édition l’année prochaine — encore plus grande, encore plus visible, encore plus inclusive.

Parce que chaque enfant a le droit d’imaginer sa place dans ce monde, y compris — et surtout — dans les métiers de la création.

Remerciements

  • Julien Richard-Thomson — cinéaste, auteur et président du SPCH, il œuvre pour une meilleure représentation de la diversité dans le milieu du cinéma et pour un accès élargi aux métiers de la création.
  • Lara Sarciaux — Agence Cristal
  • CST qui nous a permis d’obtenir nos badges

Organisée à l’initiative du Syndicat des Professionnels du Cinéma en situation de Handicap (SPCH).

L’article de Var Matin →