S’il y a UN rendez-vous à ne pas manquer dans l’année quand on travaille dans le cinéma, le théâtre, l’audiovisuel ou l’inclusion du handicap dans la culture… ce sont les Écrans Inclusifs.
Pas un événement “symbolique”.
Pas une vitrine de diversité de plus.
Un vrai lieu où les choses bougent.
Où les conversations sont concrètes.
Où les décisions comptent.
Où des professionnels du cinéma, des producteurs, des écoles, des diffuseurs, des syndicats, des artistes et des personnes concernées se retrouvent enfin autour de la même table.
Et honnêtement… aujourd’hui, au cœur du Festival de Cannes 2026 et du Marché du Film, l’énergie était incroyable.
Je suis extrêmement honorée de faire partie de SPCH — le Syndicat Professionnel du Cinéma et Handicap.
Je suis toute petite au milieu de ces personnes qui construisent, pensent, défendent et transforment cette industrie depuis des années.
Mais justement… quelle chance immense de pouvoir écouter, apprendre, observer et participer, même modestement, à quelque chose d’aussi important.
Aujourd’hui, les tables rondes étaient exceptionnelles.
Pas dans le sens “événementiel”.
Dans le sens profondément humain et nécessaire.
La première table ronde parlait de diversité à l’écran et dans les métiers : de l’ambition à la réussite.
Une discussion puissante sur ce que le cinéma montre… et surtout ce qu’il ne montre toujours pas.
Parce qu’on parle beaucoup d’inclusion.
Mais dans les métiers artistiques et culturels, le handicap reste encore l’un des plus grands angles morts de l’embauche, de la représentation et de la confiance accordée aux talents.
Autour de cette table :
Laetitia Bernard, journaliste Mission Nationale Culture & Handicap,
Véronique Bustreel, directrice de l’innovation, de l’évaluation et de la stratégie de l’Agefiph,
Ghislain Gauthier, secrétaire général de la CGT Spectacle,
Leslie Thomas, secrétaire générale du CNC,
avec un message de Camille Gaillard-Minier, ministre chargée de l’Autonomie et des Personnes handicapées.
Et une modération brillante de Pascal Parsat, qui a porté cette discussion avec intelligence, rythme et sincérité.
La deuxième table ronde m’a particulièrement touchée.
Parce qu’elle parlait de quelque chose qui me concerne directement comme maman : la formation des jeunes en situation de handicap dans les métiers du cinéma et de l’audiovisuel.
Révéler. Former. Accompagner.
Créer enfin des portes d’entrée réelles dans cette industrie.
J’y ai découvert Sonia Savalli et le travail de l’école IMCA Provence, qui accueille et accompagne aussi des étudiants en situation de handicap.
Et ça, aujourd’hui, c’est rare. Très rare.
On a parlé d’études, de stages, d’accès aux tournages, d’accompagnement concret.
De ce qu’il faut changer pour qu’un jeune talent ne soit pas exclu avant même d’avoir commencé.
Autour de cette table :
Laurent Mesguich,
Marine Multier,
Noah Victor,
avec une modération lumineuse de Lara Sarciaux de l’Agence Cristal.
Et enfin, la troisième table ronde : le rôle central des producteurs.
Parce qu’au final, sans producteurs… il n’y a pas de cinéma.
Ce sont eux qui décident quelles histoires existent.
Quels visages sont visibles.
Quelles vies méritent d’être racontées.
J’ai été particulièrement heureuse d’entendre Marie-Castille Mention-Schaar parler du film sur Philippe Croizon et expliquer pourquoi certaines histoires doivent absolument être portées à l’écran.
Autour de cette table également :
Manuel Alduy de France Télévisions,
Philin Roëffard
Arthur Gosset
Nadia Mathern
avec une modération portée par Karen Marciano.
Je repars de cette journée inspirée.
Fatiguée aussi.
Mais surtout avec la sensation très forte qu’il se passe enfin quelque chose.
Et que ces espaces-là comptent énormément.
#EcransInclusifs #FestivalDeCannes #MarcheDuFilm #Cinema #Handicap
Aujourd’hui, au cœur du Festival de Cannes et du Marché du Film, les échanges étaient puissants, humains et concrets.
Diversité à l’écran, accès aux métiers, formation des jeunes en situation de handicap, rôle des producteurs… enfin des discussions qui comptent vraiment.